Les souffrances du jeune Werther – Goethe (1774)

Les souffrancesdujeuneWerther - Goethe

Lamartine écrivait à propos de ce grand classique :

« Je me souviens de l’avoir lu et relus dans ma première jeunesse… Les impressions que ces lectures ont faites sur moi ne se sont jamais effacées ni refroidies. La mélancolie des grandes passions s’est inoculée en moi par ce livre. J’ai touché avec lui au fond de l’abîme humain… Il faut avoir dix âmes pour s’emparer ainsi de celle de tout un siècle »

Goethe a donné naissance à Werther, personnage incontournable de la littérature classique.

Dans ce roman épistolaire, Werther, un jeune homme issu de la bourgeoisie, raconte à un ami intime la naissance de ses sentiments pour Charlotte. Cette femme est une véritable perfection tant par ses qualités d’âme que par son inégalable beauté. Durant un bal, elle charme profondément Werther.

Pourtant, très rapidement, Werther apprend que la jeune femme est fiancée à Albert. Peu à peu, un triangle amoureux se tisse entre eux où se mélange profonde affection, amitié et jalousie.

Au fil de ses lettres, Werther décrit l’évolution de sa passion grandissante pour Charlotte. Très vite, son amour se transforme en véritable tragédie…

Dans la seconde partie de l’ouvrage, l’éditeur devient le narrateur et peut décrire avec un nouveau regard la chute dramatique de son héros.

Classique du romantisme allemand, cette oeuvre est passionnante par le lyrisme poétique qui se dégage de la plume de Goethe. L’écriture est sans nul doute magistral.

Même si nous ne sommes plus accoutumés aux emphases romantiques, j’ai aimé découvrir cette littérature classique précurseuse des oeuvres de Chateaubriand, Musset, Victor Hugo ou encore Vigny.

Note : 9/10

Citations : 

« Il règne dans mon âme une étonnante sérénité, semblable à la douce matinée de printemps dont je jouis avec délices »

« Quelquefois, je ne puis comprendre comment un autre peut l’aimer, oser l’aimer, quand je l’aime si uniquement, si profondément, si pleinement, quand je ne connais rien, ne sais rien, n’ai rien d’elle ! »

« Qu’est-ce que l’homme, ce demi-dieu si vanté ? Les forces ne lui manquent-elles pas précisément à l’heure où elles lui seraient le plus nécessaires ? Et lorsqu’il prend l’essor dans la joie, ou qu’il s’enfonce dans la tristesse, n’est-il pas alors même retenu, et toujours ramené à la morne et froide conscience de sa petitesse, alors qu’il espérait se perdre dans l’infini ? »

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